La colline Alaeddin Hill à Konya (Turquie)

La colline Alaeddin (Alaeddin Hill) à Konya en Turquie est un endroit touristique d’une valeur historique inestimable. Elle tire son nom du sultan Ala’ad-Dîn Kay Qubadi I, un sultan seldjoukide de Rum.

Les fouilles archéologiques ont montré que la première colonie sur la colline remonte à 3000 ans avant JC, au début de l’âge du bronze. Plus tard, la colline avait été peuplée à l’époque phrygienne, hellénistique, romaine, byzantine, seldjoukide et ottomane.

Aujourd’hui, Alaeddin Hill figure parmi les sites historiques les plus emblématiques de Konya et est une zone de loisirs très fréquentée par les touristes locaux et étrangers. Alaeddin Hill offre à ses visiteurs une vue superbe sur la ville. Montez au sommet et vous serez surpris.

Alaeddin Hill, à proximité de Sille

Pas loin d’Alaeddin Hill se trouve le village antique de Sille. C’est l’un des rares villages où la langue grecque cappadocienne était parlée jusqu’en 1922. Sille était habitée par des Grecs qui vivaient dans une coexistence pacifique avec les Turcs de Konya pendant plus de 800 ans. En 1924, toute la population grecque avait quitté le village après un accord d’échange de population conclu en 1923 entre la Grèce et la Turquie.

La moquée Alaeddin, un joyau de l’architecture seldjoukide

Au sommet de la colline se trouve un beau parc centré par une mosquée contemporaine. Il s’agit en fait de la mosquée Alaeddin (Alaeddin Mosque ou Alâeddin Camii en turc). Elle a été construite par étapes entre le milieu du XIIe et le milieu du XIIIe siècle. L’édifice servait de « mosquée de trône » du sultanat du Rum. C’est en effet l’un des derniers monuments seldjoukides en Anatolie.

Une fois la main mise sur la ville de Konya en 1080, les Seldjoukides ont converti la basilique chrétienne installée sur la colline en mosquée. Une grande partie des matériaux utilisés dans les phases ultérieures, notamment les colonnes et les chapiteaux, sont apportés de monuments byzantins de la région.

La cour de la mosquée Alaeddin abrite deux mausolées monumentaux ; huit sultans de Rûm sont inhumés dans le premier mausolée construit par Kılıç Arslan II. Le deuxième est connu sous le nom de Adsız Türbe, cela signifie « le Mausolée anonyme », puisqu’il abrite les tombes d’inconnus. Selon certaines sources, ce monument a été construit par Kay Kâwus I.

(21)