Kamondo stairs, des escaliers pas comme les autres

Tout ce qu’il y’a de meilleur à Istanbul se trouve ou en hauteur ou dans les petites rues escarpées des petits quartiers. Pour ce faire, il faudra avoir une bonne santé, assez de force dans les muscles et dans les jambes si on ne veut pas rater le plus beau paysage, le plus bel art et les œuvres monumentales léguées par les byzantins et les ottomans. Parmi ces oeuvres, les incontournables Kamondo stairs.

Dans un quartier portuaire et bien animé connu par sa vie nocturne et ses musées d’art moderne, une œuvre assez exceptionnelle qui embellit le paysage urbain juste en face de Salt Galata à Karakoy, la famille Kamondo dont le dernier fils mourut pendant la deuxième guerre mondiale ne sont pas partis sans laisser de traces.

A la découverte des escaliers Kamondo

Après le musée Nissim Kamondo à Paris, Kamondo Palace à Istanbul et les immeubles à Galata, les Kamondo Stairs. Ce sont de célèbres escaliers piétonniers dont les marches ont été construites entre 1870 et 1880. Conçu avec un mélange unique de styles néo-baroque et art moderne et situé à la rue des banques. Il a été financé par le richissime Abraham Kamondo.

Pour atteindre la tour de Galata, les visiteurs choisissent l’escalier pittoresque quoique raide et difficile, à la rue piétonne qui mène à un autre escalier peu attrayant. L’architecture du Kamondo Stairs fait penser à l’une des œuvres du célèbre Antoni Gaudi, leur fonction est de relier la rue des banques, Bankalar Caddesi à l’une des rues qui mènent à la Tour Galata ; Bereketzade Medresese Sokak. Et ce n’était pas pour rien ! En effet, les Kamondo Stairs auraient été construits spécialement pour faciliter le transport de la famille Kamondo et leurs enfants entre l’école et les banques. La forme hexagonale des escaliers a été bien étudiée pour que si l’un des enfants Kamondo tombe, il ne glisse pas davantage.

Kamondo stairs, beauté et utilité

Actuellement, le Kamondo stairs est non seulement un moyen de liaison mais aussi une œuvre d’art qui attire les visiteurs d’abord par les couleurs de l’arc-en-ciel des premières marches et puis par sa beauté unique, sa forme. Même que les marches ne sont pas faciles à monter, on ne peut pas ne pas les faire une à une, car semble-t-il, à chaque courbe des escaliers on voit le quartier d’un œil différent et c’est spectaculaire.

En traversant la ville par le Kamondo Stairsil ne faut surtout pas lâcher son appareil photo sur un spot aussi magique et photogénique. Les touristes et les locaux empreintent de moins en moins les rues piétonnes ou le funiculaire pour arriver à la Tout Galata car le Kamondo Stairs sont le moyen le plus agréable. Entre les trois sections qui les divisent, il y’a trois mondes différents et aussi magique l’un que l’autre. Ces sections sont séparées par des jardinières en pierres à immortaliser par des photos et des selfies. Les tournants et les courbes sont une réussite totale qui, en les montant, on se sent bercé par la nature qui n’a pas de ligne droite.

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