Amasya, une histoire, un patrimoine

Qui dit Amasya dit histoire, dit géographie, dit long périple de vie à travers des cultures et des religions. Le grand historien et géographe Strabon y naquit et y mourut. Léon Tutundjian, peintre avant-gardiste et pionnier de l’art abstrait y naquit. Amasya, c’est aussi le berceau de saint Théodore d’Amasée, le mégalo martyre romain, brulé vif.

Amasya est une ville qui abrite un grand nombre de vestiges romains, byzantins ou ottomans et c’est aussi une ville qui a su conserver son patrimoine en créant des musées et des sites archéologiques qui racontent son histoire à travers des siècles.

Amasya: Hazeranlar mansion, un manoir converti

Outre les mosquées, les « madrasa », les châteaux et les sites historique en plein air, Amasya possède aussi et en grande partie de son territoire, des demeures, des maisons traditionnelles du style ottoman que, pour mémoriser et en éterniser l’aspect, en a fait des musées traçant la vie quotidienne, la culture, les us et coutumes des familles ottomanes d’antan. Hazeranlar mansionen est un qui, construit au 19ème Siècle par Hasan Talat Efendi, se distingue par sa belle architecture et son élégance. Un ancien manoir que Hasan Efendi a préféré l’offrir à sa sœur Hazeran Hanem en 1872.

Les édifices

Un magnifique édifice que nul ne peut remarquer en arrivant en ville. Bien conservé et bien entretenu de l’extérieur, il donne déjà l’aspect d’une œuvre d’art. Exemple type d’une maison ottomane avec une section réservée aux hommes et une autre aux harems du manoir, les deux séparées par une cour.

Un grand nombre de l’immobilier peut être observé dans plusieurs autres musées comme prototypes des meubles ottomans. Au cours de la visite à l’intérieur de Hazeranlar mansion, l’histoire des Sultans et des harems est relatée en même temps que l’on admire la qualité de bois, les objets en bronze, en terre cuite, le marbre dans toute sa splendeur et les tapis antiques ornant sols et murs ne laissent pas indifférant les amoureux de l’histoire et de l’antiquité.

Des personnages représentés

Des personnages sont représentés dans chaque coin de la maison savourant un bon café turc ou un bon thé, aussi bien du côté hommes que du côté harems. Dès qu’on rentre au manoir, on remarque de suite le côté ethnographique du musée ; les activités quotidiennes y sont bien décrites, les croyances religieuses s’y ressentent bien, en plus des ustensiles des taches quotidiennes des anciens. Une visite à ce manoir ne peut pas être ignorée si on désire vraiment découvrir.

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